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Algérie énergie renouvelable: De l’or noir à l’or solaire

 Par: Ahmed Zakaria

L’Algérie est l’un des plus importants gisements d’énergie solaire au monde avec une durée d’insolation de 2.000 à 3.900 heures par an, et une irradiation journalière de 3.000 à 6.000 Wh/M2, soit l’équivalent de 10 fois la consommation mondiale.

La dépendance de l’Algérie à la rente pétrolière et gazière constitue un sérieux problème, dont la seule infortune réside dans la volonté et les choix politiques. La chute des prix du pétrole depuis le troisième trimestre de 2014 a presque réduit de moitié les réserves en devises de l’Algérie. Une situation qui aurait pu être évitée si l’énergie renouvelable avait été mise au centre des solutions  propre et efficaces.

Les gouvernements successifs sous l’ère Bouteflika avaient préféré opter pour la solution facile après avoir tourné en rond de manière indécise. Le recours au controversé gaz de schiste et la planche à billet. Ces deux options ont, rappelons-le, soulevé une profonde colère, aussi bien chez les spécialistes que parmi les populations locales, qui ont dénoncé le risque d’un carnage environnemental. L’énergie voltaïque pourrait pourtant,  répondre à  30% des besoins énergétiques au moins et réduire  considérablement la facture des importations, ont estimé plusieurs bureaux d’études.

L’Espagne  et notamment l’Allemagne, pionniers dans le domaine, auraient, chacun, fait une proposition pour la réalisation d’un méga projet de production d’énergie photovoltaïque dans le grand désert,  ayant pour objectif, l’exportation de cette énergie vers l’Europe.  Un projet qui a fait grincer les dents  des pays  fournisseurs d’énergie nucléaire menacés par un concurrent potentiel jouissant de ressources intarissables.  Le succès des lobbies a fait capoter le méga projet «Desertec », ce qui n’a pas empêché l’émergence  d’une industrie locale de la fabrication des panneaux solaires. Plusieurs entreprises nationales ont vu le jour et répondent non seulement aux besoins industriels du pays mais aux demandes des particuliers qui habitent des zones enclavées, loin du réseau électriques de la Sonelgaz.

Les risques liés à la fluctuation des prix des combustibles fossiles continuent de plus en plus à menacer l’économie du pays, et ce au vu des conflits régionaux et internationaux. Ainsi, les autorités algériennes remettent au goût du jour un programme visant  à installer de nouveaux projets, qui rejoindront une puissance de presque 5000 MW, d’ici à 2020 et une capacité totale de 22 000 MW j en 2030.

L’augmentation des énergies renouvelables, qui devrait atteindre une part de 27% du besoin énergétique, permettra d’économiser 300 milliards de m3 de consommation de gaz naturel.

par ailleurs,  Les cadres et les outils juridiques encadrant les bases légales des appels d’offre dans le secteur des énergies renouvelables et la cogénération, ainsi que leur intégration dans le système national d’approvisionnement, sont d’ores et déjà prêts.

A ce titre, le Groupe Sonelgaz semble vouloir prendre les devants pour se placer dans une situation confortable avant l’arrivée des investisseurs étrangers. Les premiers pas dans ce défi sont d’ailleurs entamés. Les premières agences commerciales de distribution d’électricité et de gaz fonctionnant à l’énergie solaire à 43% ont été inaugurées ce lundi, en concrétisation des principes d’efficacité énergétique et de rationalisation de la consommation électrique.

L’enjeu des énergies renouvelables a une dimension internationale, d’où la nécessité de l’ouverture du marché aux compagnies étrangères spécialisées dans le domaine. Nombreuses sociétés étrangères n’ont pas caché leur volonté de prendre part au financement, aux travaux EPC, à la connexion au réseau électrique et à la vente d’électricité. Ces entreprises véhicules, aussi appelées SPV, devront s’associer à hauteur de 51% à un investisseur national et à hauteur de 49% à un partenaire international.

L’électricité produite par les centrales d’énergie renouvelable sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité à la compagnie d’électricité Sonelgaz, qui est l’un des responsables de la commercialisation de l’électricité en Algérie.

Des projets solaires IPP, avec une capacité entre 10 et 50 MW, pour une capacité totale de 150 MW, sont prévus. Les centrales solaires photovoltaïques seront situées dans le centre et le nord de l’Algérie, en particulier  dans les régions de Ghardaïa, , Tendala , Biskra, Ouargla, El Oued.

 

 

 

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