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Accord sur le nucléaire iranien: Macron sur les pas de Trump

Par: Mourad Bentahar
Les pressions américaines semblent avoir raison de la volonté de la France d’Emmanuel Macron à constituer une voie alternative dans le dossier du nucléaire iranien

En exigeant jeudi dernier de « nouvelles négociations », « un nouvel accord » et surtout en soulignant que son pays, tout comme les États-Unis, ne voulait pas que « l’Iran acquière l’arme nucléaire », le président français Emmanuel Macron signe officiellement la sortie de son pays du PGAC (Le Plan global d’action conjoint) sur le nucléaire iranien.

La décision du chef de l’Etat Français a coïncidé avec sa rencontre avec le président américain Donald Trump jeudi à Caen, en Normandie dans le nord-ouest de la France, en marge des commémorations du 75e anniversaire du débarquement des Alliés de la Seconde Guerre mondiale.

La réaction officielle iranienne ne s’est faite pas attendre qui considère qu’ « évoquer les questions qui vont au-delà de l’accord nucléaire, cela n’aide pas au maintien de cet accord », pour le ministère iranien des Affaires étrangères par la voix de Seyyed Abbas Moussavi.

Ce dernier a notamment estimé que « Les parties européennes n’ont pas encore rempli leur part du contrat malgré leurs discours et communiqués et elles n’ont pas pu aider l’Iran à tirer les bénéfices économiques attendus de cet accord multilatéral. Les sujets sans rapport avec le PGAC [Plan global d’action commun, NDLR], évoqués par les responsables européens, n’aident non seulement pas au maintien de l’accord nucléaire mais ils détruisent la confiance entre les signataires de l’accord. Ces commentaires favorisent la réalisation de l’objectif des États-Unis qu’est l’effondrement du PGAC».

Il n’en fallait pas plus pour voir dans l’attitude française, la confirmation des liens de soumission qu’entretient Paris avec Washington qui n’a pas hésité à user de pressions contre les intérêts économiques français en Iran et de sanctions extraterritoriales contre les entreprise comme Total, Renault et Peugeot les obligeant à se retirer du marché iranien au profit de leurs concurrents notamment chinois.

 

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