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Les pays voisins de la Libye se réunissent à Alger

ALGER – A son initiative l’Algérie abrite ce lundi une réunion des pays du voisinage libyen en vue d’établir une feuille de route pour la tenue des élections en Libye dans les délais prévus afin de parvenir à une paix durable. Cette réunion cruciale verra la participation des ministres des Affaires étrangères de la Libye, de la Tunisie, de l’Egypte, du Soudan, du Niger, du Tchad et de la République du Congo.


Le SG de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Bankole Adeoye et l’envoyé spécial du SG de l’ONU pour la Libye, Jan Kubis prendront également part à cette réunion. Les délégations participant à cette rencontre cruciale arrivaient dimanche successivement à Alger.

La réunion qui se tient à huis clos discutera d’une feuille de route pour la tenue des prochaines élections devant mettre fin à la période de transition dans ce pays, alors que des désaccords persistent entre belligérants libyens sur la base juridique qui devrait encadrer l’organisation de ces élections.

 » Il est question d’une feuille de route, et nous sommes en Algérie pour passer en revue la situation en Libye et la possibilité d’aider les frères libyens afin d’aller vers l’exécution de ladite feuille et converger autour des moyens idoines pour parvenir à ces échéances », a déclaré dimanche à Alger le chef de la diplomatie tunisienne Othman Jerandi à l’issue de son entretien avec M. Lamamra.

Dimanche, à la veille de la réunion, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, s’est entretenu avec ses deux homologues tunisien et congolais, Othman El-Grandi et Jean Claude Gakosso.

Ces discussions préliminaires ont porté sur cette réunion prévue sur deux jours avec un accent sur le rôle pivot des pays voisins de la Libye dans le renforcement de la stabilité régionale via l’organisation d’élections générales transparentes en Libye.

Mardi, au cours d’une conférence de presse à Alger, le chef de la diplomatie algérienne a jugé « indispensable » que les pays limitrophes de la Libye puissent se réunir pour aider les Libyens à parachever le processus politique de la réconciliation nationale menée sous l’égide des Nations unies.

Lamamra a réaffirmé que le règlement de la crise libyenne doit émané des Libyens, soulignant l’urgence de « mettre fin aux ingérences extérieures, à l’afflux des armes et d’obtenir le retrait des combattants étrangers et des mercenaires ».


Cette initiative, la plus importante depuis la conférence de Berlin, représente une véritable opportunité pour davantage de consultation et de coordination avec comme premier objectif, mettre fin à toutes les tentatives de sabotage et d’ingérences, visant à bloquer le processus de stabilité libyenne. Un premier vers les élections prévues en automne prochain et qui ne passera que par l’unification de la société libyenne, et les institutions souveraines qui constitueront l’Etat nouveau de la Libye.

A ce titre, la réunion ministérielle discutera des moyens de surmonter les obstacles à la tenue de ces élections prévues en décembre, en réunissant les conditions générales de la réussite de ce rendez-vous électoral dans un cadre consensuel.

Elle vient comme une affirmation de l’importance du rôle des pays voisins de la Libye et de l’Union africaine dans l’instauration d’une paix durable dans le pays.


Cette rencontre intervient après celle accueillie par l’Algérie en janvier 2020, à laquelle ont participé sept ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye.

Les participants avaient, alors, exhorté, les belligérants libyens à s’inscrire dans le processus de dialogue politique, sous les auspices des Nations-Unies, avec le concours de l’Union Africaine et des pays du voisinage, en vue de parvenir à un règlement global de la crise loin de toute ingérence étrangère.

Ils avaient appelé à la préservation de la sécurité en Libye, son indépendance et son intégrité territoriale, ainsi qu’au rejet des interventions étrangères qui ne font que perdurer la crise et la rendre plus complexe.

Les ministres des pays voisins avaient aussi souligné l’importance de la sécurité des frontières avec la Libye et l’importance de la coordination pour faire face à tous les risques qui menacent la sécurité et la stabilité de la région et celle du Sahel.

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