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Émeutes aux USA : de Rodney King à G. FLoyd le printemps des fractures raciales

Par Ahmed Zakaria /agences 

Du Jamais vu depuis le lynchage de Rodey king au début des années 90, par des policier de Los Angeles, devenu alors le symbole de la lute antiraciste aux Etats-Unis. La garde Nationale se déploie dans les rues d’au moins dix Etats, le siege de CNN attaqué et un président qui menace de tirer sur les  pilleurs et les antifascistes, déclarés désormais comme des organisations terroristes. 

Pour le 6e jour consécutif, ni l’instauration de l’Etat d’urgence, ni même le déploiement de la Garde nationale dans  plusieurs Etats, décidé par le Pentagone, n’ont pu calmer les révoltes qui ont suivi le lynchage à mort, de Georges Floyde par des policiers blancs, de la ville de Minneapolis, dans l’Etat du Minnesota. Le pas fatal vers le chaos a été franchi lorsque le plus grand commissariat de la ville a été incendié. Des scènes de pillage et d’affrontements ont donc, suivi et se sont propagées sur plusieurs villes étasuniennes, provoquant un Désordre qui traduit le degré de la fracture sociale et surtout raciale qui rongent le Pays de l’Oncle Sam.

Jusque tard dans la nuit du 31 mai au 1er juin, Washington D.C. a été fois le théâtre d’échauffourées aux abords de la Maison Blanche. La capitale américaine fait pourtant partie des villes où un couvre-feu a été imposé pour contenir tout débordement, dans un contexte de violences répétées en marge des rassemblements spontanés, en réaction à la mort de George Floyd, Afro-Américain de 46 ans décédé lors de son interpellation. a rapporté la chaines russe RT.

Citant des sources du Département de la Défense, l’agence de presse américaine AP rapporte ce 1er juin que «la Garde nationale de Washington D.C au complet (environ 1 700 soldats) est appelée à aider pour contenir les protestations devant la Maison Blanche et ailleurs dans la capitale du pays».

Les sorties intransigeantes de Donald Trump n’ont non plus, pas arrangé les choses. Le Président américain promet l’intervention de la Garde Républicaine afin de contenir les milliers d’émeutiers qui déferlent sur les rues de plusieurs Etats. Il s’est d’ailleurs, fendu d’un Tweet promettant  « la mort des éventuels pillards » :  » À la moindre difficulté, nous prendrons le contrôle,  quand on commence à piller, on commence à tirer« . Tout porte à croire que le maître de la Maison Blanche est résolu à mettre ses menaces à exécution.

Ce dimanche 31 mai, Trump déclare que la mouvance anti-antifasciste, sera reconnue comme organisation terroriste

Alors que les manifestations contre le racisme se transforment, au fil des nuits en émeutes de plus en plus dégénérées, le Président Trump a fait savoir que le pays déclarera la mouvance antifasciste organisation terroriste. «Les États-Unis reconnaîtront les antifas en tant qu’organisation terroriste», a-t-il indiqué sur son compte Twitter.

La veille, Trump a estimé que les violences sont provoquées par des groupes «d’extrêmes gauches» : « je suis prêt à y envoyer des troupes pour faire face aux émeutes (…) Ces gens sont antifas, il y a beaucoup d’extrêmes gauches, de mauvaises personnes et il faut leur apprendre qu’ils ne peuvent pas faire ça», avait-il alors déclaré.

I can’t breathe: De Rodney King à Gorges Floyde une histoire de lute raciale

I Can’t Breathe (je ne peux pas respirer). Ce sont les derniers mots avant l’évanouissement et l’évacuation de George Floyd qui a rendu l’âme au service des soins intensifs. Une phrase qui a lourdement pesé sur les tensions qui s’ensuivent.

 

Le 25 mai, George Floyd a été brutalement asphyxié par des agents de police. Les images de cette arrestation musclée et meurtrière, se sont vite répandues sur les réseaux sociaux, un espace ou ce genre de vidéos montrant des afro-américains se faire lynchés ou tuer par des policiers sont très fréquents. Les séquences laissent entendre l’homme, ensuite décédé en soins intensifs, dire à plusieurs reprises qu’il ne peut pas respirer avant de s’évanouir.

Une vague de protestations contre le racisme a eu lieu aussi bien à Minneapolis que dans d’autres villes américaines, s’accompagnant toutefois d’actes de violence, de vandalisme, d’incendies volontaires ainsi que de pillages.

Du Jamais vu depuis le lynchage de Rodey king au début des années 90, par des policier de Los Angeles, devenu alors le symbole de la lute antiraciste aux Etats-Unis. La ville a rappelons-le été prise par une vague d’une rare violence, puis livrée sans état d’âme au diktat des gangs rivales. Entre le 29 avril et le 4 mai 1992, plus de 800 bâtiments ont été endommagés ou incendiés, des milliers de magasins pillés et saccagés, 2.000 personnes blessées et une cinquantaine tuées. *

Les images du lynchage et les événements qui ont suivi reste gravées jusqu’à présent, non seulement, dans les esprits des Américains, mais aussi la planète tout entière. la mort de Rodney a d’ailleurs poussé les autorités policières américaines à revoir leurs politique vis-à-vis des américains noirs.

 

 

A la suite de l’incendie du commissariat Le gouverneur du Minnesota Tim Walz a annoncé la mobilisation des 13.000 soldats de la Garde nationale de l’État, une première, et a demandé l’aide du ministère de la Défense. ​2.500 policiers et soldats de la Garde nationale et l’imposition d’un couvre-feu n’avaient pas empêché Minneapolis de s’embraser, avec de nombreux pillages et incendies volontaires.​

Des affrontements ont également eu lieu à New York, Philadelphie, Los Angeles et Atlanta, conduisant les responsables de ces deux dernières villes, ainsi que ceux de Miami et Chicago, à annoncer à leur tour un couvre-feu.

À New York, plus de 200 personnes ont été arrêtées après des échauffourées ayant fait plusieurs blessés au sein des forces de l’ordre. Un cocktail Molotov a été lancé à l’intérieur d’une voiture de police qui était occupée, indique l’AFP. «C’est un miracle qu’aucun policier n’ait été tué», a déclaré le chef de la police Dermot Shea.

À Los Angeles, cinq policiers ont été blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées lorsqu’une manifestation pacifique a dégénéré avec, là aussi, des commerces incendiés et des pillages, surtout dans les magasins de luxe de Beverly Hills.

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